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Jean Ségurel, un amoureux de l'accordéon

Jean-Baptiste Ségurel, dit Jean Ségurel, est un accordéoniste, compositeur et chef d'orchestre français né le 13 octobre 1908 à Chaumeil en Corrèze, et mort d'une crise cardiaque le 29 décembre 1978 dans la même commune. Il a été promu en 1968 chevalier de la légion d'honneur par le général de Gaulle.
Dix fois millionnaire du disque, Jean Ségurel est l'auteur compositeur de plus de six cents chansons, dont la plus célèbre créée en 1936 « Bruyères Corréziennes » fut inspirée à Ségurel par son parolier Jean Leymarie. Elle traduit une vision toute personnelle de la bruyère particulièrement belle et fleurie sur les flancs des Monédières. Cette chanson a fait le tour du monde et il en enregistra six versions différentes sur disques tout au long de sa carrière.
On remarquera notamment la version datant de 1945 et enregistrée en format disque « Extended play » avec la maison de disques Odéon. Le pressage du titre se fera à plus de 600 000 exemplaires, un record pour l'époque.
Jean Ségurel est fils de paysans corréziens : ces derniers, pour arrondir leurs maigres revenus, avaient ouvert à Chaumeil un café-auberge. Très jeune, Jean-Baptiste Ségurel, que l'on surnommait familièrement «Baptistou», montra des dispositions pour la musique, ayant lui-même confectionné un violon. Mais il connut sa plus grande joie lorsque son père lui donna vingt francs pour s'en acheter un vrai à Tulle. Il put alors utiliser ce dernier pour faire danser les gens du pays dans les bals et foires de la région.
Le jeune «Baptistou» se passionne rapidement pour la musique et découvre avec envie un instrument de musique qui était, à lui-seul, un véritable orchestre : l'accordéon. À son retour du service militaire en 1929, il a décidé ce qu'il voulait faire de sa vie : il serait accordéoniste.
Très vite, Jean Ségurel est remarqué par les trois frères Jean, Antoine et Robert Maugein, fabricants d'accordéons diatoniques et chromatiques. Ces derniers voient en lui un potentiel, et décident de lui donner une chance de débuter avec un bon instrument. Il entame ainsi une carrière de musicien en allant jouer dans des bals corréziens les jours de foire, puis dans les mariages, mais le plus souvent tout seul, la grosse caisse au pied.

Début des années trente, avec deux amis instituteurs, Jean Leymarie et Roger Leyssène, il monte une petite formation qui connait rapidement le succès « Les Troubadours Corréziens ». Comme les Auvergnats, beaucoup de Corréziens s'étaient expatriés à Paris durant la décennie 1920-1930. Parmi eux, se trouve le couple Gervais et Antonine Goursolas, originaires de Saint-Augustin et fondateurs du groupe folklorique « Les chanteurs et Danseurs limousins de Paris ». Ils présenteront Jean Ségurel à Martin Cayla, alors grande vedette et premier diffuseur du folklore du Massif central avec sa maison de disques « Le Soleil ».
Jean Ségurel est connu également pour avoir créé en 1952 la célèbre course cycliste du « Bol d'or des Monédières ».
C'est un musicien que les amateurs du genre n'ont pas oublié. Les maisons de disques spécialisées dans l'accordéon musette publient encore aujourd'hui des compilations remixées de ses plus grands succès.


Félix

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