Sélection CD

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 Sélection CD Instruments

Découvrez une nouvelle sélection de cd autour de quatre instruments de la famille des cordes. Emblématiques de leur pays d'origine, leurs sonorités cristallines, hypnotiques et délicates vous transporteront inévitablement dans des univers oniriques et apaisants.
Néanmoins, pour ceux qui trouveraient cette sélection légèrement lénifiante voire carrément soporifique, je leur propose un choix de vidéos reflétant une pratique plus dynamique et quelque peu surprenante de ces instruments... dès lors qu'ils se retrouvent dans les mains particulièrement expertes d'artistes innovants.

 

Le shamisen est dérivé d'un instrument chinois, le sanxian, introduit dans l'île d'Okinawa (archipel japonais) au milieu du XVIe siècle et sera par la suite adapté à la musique de la cour de Ryûkyû.
Cet instrument à cordes pincées, favori des geishas, femmes artistes raffinées de la société japonaise et dont le nom est à lui seul un poème qui signifie «trois cordes parfumées».

 

Selon la légende, la première kora était l’instrument personnel d’une femme-génie qui vivait dans les grottes de Kansala en Gambie. Impressionné et ému par la musique de l’instrument, un grand chef de guerre, Tiramakhan Traore, décida d’en déposséder la femme-génie. Aidé de ses compagnons de chasse, il récupéra l’instrument qui échut à Djelimaly, le griot du groupe. Et ainsi elle passa de père en fils jusqu’à Tilimaghan Diabaté qui l'introduisit au Mali. La kora avec ses poignées permet aux musiciens de jouer des pouces et des index, cette harpe-luth mandingue (Sénégal, Mali, Mauritanie, Gambie, Guinée, Sierra Leone...) accompagne chansons, contes et poésies depuis des temps très ancien.

 

Des modèles de harpe de près de 4500 ans ont été retrouvés en Mésopotamie, cet instrument est connue des musiciens de l'Égypte antique, comme de Sumer (actuel Iran) et de Babylone. La harpe s'est répandue à travers les diverses civilisations et tous les continents sous des formes différentes. Son nom évoque le mot «Harpon» car pour jouer, il faut harponner les cordes avec ses doigts.

Le mot sitār provient du persan sihtār, qui signifie «à trois cordes». Les origines de l'instrument sont controversées : selon certains chercheurs, le sitār serait un descendant des luths à long manche importés en Inde en provenance d'Asie centrale; d'autres pensent que le sitār est une variante de la vīnā à trois cordes.
De nos jours, il est l'instrument dominant dans la musique de l'Inde du Nord; il est utilisé comme instrument soliste avec le tambūrā (luth à bourdon) et les tambours tablā, dans des ensembles, ainsi que pour les kathak (drames dansés) de l'Inde du Nord. Il libère des sonorités si hypnotiques que Ravi Shankar «le Mozart du sitar» a inspiré nombre de rockers des années 1960.

 

Sources:Wikipédia-Encyclopædia Universalis[en ligne]-Le grand livre des instruments de musique, Ed. De la Martinière.

MC

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